domingo, 12 de diciembre de 2010

Una de dos, o de dos una.

La vida me ha hecho apreciar la soledad tanto como la compañía, y sin embargo hay momentos en los que estando acompañada he llegado a sentirme miserablemente sola, sumida en un mar de incomunicación, en un corto circuito social, emocional y afectivo.

Otras veces, (pues como siempre la vida parece divertirse mostrándonos que la realidad se teje de paradojas) estando en una soledad de las más íntimas, me he sentido acompañada, abrazada, conversada, y acariciada por la presencia, los recuerdos y las palabras de aquellos con quienes he compartido momentos de mi vida.

A menudo, cuando visito sin compañía un lugar en el que ya he estado con alguien, ese recuerdo puede hacerse tan presente que casi puedo escuchar la conversación sostenida, sentir los olores y entonces, los sonidos pueden retumbar en mi memoria ensordeciendo todo lo que en el presente pueda estar sucediendo a mi alrededor.

Así, súbitamente, aveces la compañía me es desoladora, árida e infértil, tanto como en otros momentos, la soledad puede perecerme acogedora, cálida y estimulante.

Pero cuando en medio del abrazo de mis recuerdos, regreso a la realidad, en ese paso brutal, un vacío me invade, y es la soledad, prójima, íntima, quien me sumerge en esa companía desoladora, como una serpiente mordiéndose la cola... como esa paradoja que es la realidad.

domingo, 28 de noviembre de 2010

Hasta pronto...


Te fuiste hoy, entre los brazos de un ángel y bajo el poder de su amor, vinimos todos a tu lado a darte un hasta luego, a decirte cuanto te amamos, cuanto agradecemos todo el amor que nos diste y todas las cosas que nos enseñaste.

Me alegro que ya estés despojada de tu cuerpo y sus dolores, que estés mirándonos, feliz. Aquí nos quedamos pensándote, recordándote y queriéndote.

Me quedo con la enorme tristeza de no haber podido llegar a tiempo, para abrazarte, escucharte, y decirte una vez más, de viva voz cuánto te quiero, agradecerte lo mucho que me diste, calentarte las manos, mirar la fotos de tus álbumes, oír todas las historias maravillosas de tus incontables viajes al rededor del mundo, verte llenar un crucigrama con una facilidad sorprendente, o simplemente, escucharte roncar mientras dormías.

Me quedo con un mundo de hermosísimas imágenes, de recuerdos magníficos que construyeron mi vida, un sinnúmero de experiencias de infancia y de momentos compartidos. Gracias por habernos amado tan intensamente gracias por haber puesto lo mejor de tí para tejer ésta colcha de retazos que es la familia con tu amor y generosidad.

lunes, 15 de noviembre de 2010

Les rapports hiérarchiques et l'identité.


Si je ne suis pas identique à autrui et que cela cause du conflit, alors l’identité est la racine du conflit ? Ou c’est plutôt la façon dont je traite la différence d’identité ?
Le grand défi qu’on a c’est d’être assez semblables aux autres pour pouvoir vivre en société, mais au même temps, trouver notre propre identité, ce qui nous fait uniques et particuliers. Dans ce tiraillement, trouver le bon équilibre est un exercice périlleux. Comment savoir quelles sont les bonnes attitudes, comment être suffisamment critique à l’égard du groupe ?
L’histoire nous a montré combien la force du groupe peut être assassine. Les dictatures nous ont montré comment le tyran n’est pas un produit de lui même, c’est le groupe qui le façonne qui gonfle son ego, et cette dynamique c’est un serpent qui se mord la queue.
Comment apprendre aux enfants qu’appartenir est un mot qui se trouve à la limite entre être et ne pas être… entre désirer et décider… Comment savoir si nos désirs sont nôtres quand le sentiment d’appartenance nous fait désirer être ce que les autres sont, ont et désirent ?
Cette unicité, cette indépendance est le plus grand défi, car il signifie le risque du rejet, la différentiation peut ainsi nous placer plus loin de ce que nous sommes en réalité, du groupe auquel nous appartenons. Elle ne signifie pas seulement la place que nous nous donnons par rapport aux autres mais aussi la place que les autres nous donnent par rapport à eux.
Les rapports hiérarchiques sont au cœur de la question identitaire et des dynamiques que cette dimension peut déclencher. L’estime de soi nous mène à vouloir être meilleurs, toute fois si on n’est pas ce que l’on désire, un raccourcit est proposé à travers les autres. Ceux qui sont ce que nous désirons, ce que nous admirons. Nous nous identifions parfois à d’autres personnes qui sont ce que nous ne sommes pas mais que nous voudrions être. Les leaders pourraient jouir de cette dynamique d’identification et les gens prêts à les suivre peuvent souvent se sentir identifiés à son pouvoir ou ses qualités ce qui faciliterait le développement des dynamiques comme celle de la soumission librement consentie.
Les rapports hiérarchiques contribuent à la structuration de l’identité, la hiérarchie donne un cadre dont les frontières sont plus au moins perméables. Ainsi, si je suis le chef, mon identité est en partie construite de ma relation au pouvoir que mon statut me concède, des relations que j’ai avec d’autres gens qui occupent un meilleur statut, similaire ou subordonné. J’assimile ce cadre à la théorie des champs de Bourdieu. Ainsi notre identité serait un construit dont mes appartenances de sexe, âge, placé dans la fratrie, dans la société, dans l’école, dans l’entreprise, parmi les amis, vont définir les forces internes. 

Mais ce champ est aussi structuré par les identités des autres personnes avec les quelles, j'interagis, ou bien, par la représentation que je me fais de des ces autres personnes.

En fin je pense que l’identité n’est pas seulement une dimension intime et personnelle, elle est aussi le lieu commun des forces des appartenances propres et celles d’autrui.

domingo, 14 de noviembre de 2010

Ce que ne nous appartient pas de nous mêmes....

Aujourd’hui on a la possibilité de tout apprendre, et les écoles, universités et instituts s’efforcent de sortir toute une panoplie de cours offrant la possibilité d’être à chaque fois plus savant, plus performant, plus informé… reste qu’aucune école ou université plus qualifiée qu’elle soit ne peut pas nous apprendre les choses pourtant les plus essentielles de la vie.


Apprendre qui on est n’est enseigné nulle part, seulement à l’école de la vie qui est même parfois insuffisante pour nous faire comprendre un tas de choses. Apprendre qui on est, est aussi apprendre qu’on ne sera plus rien un jour, notre corps sera déshabité de nous, et nous, ne serons plus la même chose sans lui. Apprendre qui nous sommes est aussi apprendre que nous existons grâce aux autres pendant notre vie, mais aussi après notre vie, car la seule immortalité dont nous jouirons c’est la mémoire des autres. 


Cette mémoire des autres, existence prolongée de nous mêmes ne se construit que pendant notre vie, et quelque part cette construction est le crédit de notre existence.


Lorsque quelqu'un part, on est confronté au deuil, à la douleur qui nous impose son absence désormais permanente. Cette douleur ne se réconforte que dans la mémoire, dans les souvenirs bons et mauvais, dans la reconstruction du temps, des images, des expériences. La disparition nous apprend combien il y a de nous dans ceux qui partent, et nous confronte à la disparition d’une partie de nous mêmes et c’est la mémoire qui nous la rend.


Si notre identité est ce construit des particularités et des appartenances, alors lorsque quelqu’un meurt ou disparaît, une partie manquante de notre identité fait qu’elle devienne une fois de plus mutante, cette fois-ci non pas par addition, mais par soustraction d’une de ses composantes.


Octavio Paz le disait déjà, «  pour être moi, j’ai besoin des autres, les autres qui ne sont pas si je n’existe pas, les autres qui me donnent pleine existence ». Je sens que la mort nous confronte à une double perte pas seulement de celui qui est disparut mais aussi à ce que disparaît de lui en nous mêmes, avec sa mort.


La mémoire peut bien nous aider à réconforter les images et travailler l’absence, mais cet exercice de mémoire peut être aussi douloureux. Cependant si la perte peut être douloureuse, elle peut être aussi salutaire lorsqu’elle advienne suite à une longue maladie par exemple. 


Ça faisait des années que mon père ne respirait plus très bien 40 ans de cigarette, une hygiène de vie déplorable, une personnalité dépressive, pas de génie pour les affaires, de la mauvaise chance et le tour était joué. Les dernières années il avait démissionné à la vie, on ne le voyait plus rien faire d’autre que d’être face à son ordinateur ou la télé, l’humeur aigrit mais le geste tendre.


L’impuissance que nous avons tous senti de le voir au bord de la falaise, en train de bousiller sa vie, sa santé, ses relations amicales et familiales, rien n’a été utile pour lui faire changer d’habitudes, même s’il était conscient de ce qu’il devait changer pour que les choses aient mieux pour lui et ceux qui étions autour, c’était plus fort que tout…. Sa volonté n’était pas suffisante, il souffrait, et il nous faisait souffrir en le voyant se suicider un peu tous les jours.


Plusieurs fois la mort a montré son visage sans l’amener. Le jour qu’elle est venue pour de bon, la douleur n’était pas au rendez-vous, seulement le soulagement. On était surs qu’il ne souffrirait plus, et nous non plus. 


Je me suis rendue compte combien la présence d’une personne est liée au contexte. Je n’étais pas chez moi, lorsque mon père est mort. Je ne pouvais pas rejoindre ma mère, je suis resté  à l'étranger  et du coup ce deuil était plutôt le prolongement de mon absence du pays pendant six ans. Sa mort m’a soulagé car je le savais soulagé lui aussi, il était lassée de la vie depuis longtemps et il ne faisait qu’invoquer le jour où il serait en fin mort. Il nous a fait bien comprendre qu’il n’était pas heureux et nous nous sentions impuissants car rien ni personne ne pouvait combler ce vide énorme qui le tourmentait. 


Finalement, lorsque je suis rentrée au pays quelques mois après, j’ai en fin vécu son absence, j’étais confronté à ce vide qui avait laissé et seulement là, la douleur est venue contribuer à la construction de cette absence. 


Avant, j’était sa fille, aujourd’hui je suis une femme sans père, et mon identité n’est plus la même que lorsqu’il était vivant. Il m’habite différemment c’est ma mémoire qui le construit à partir de ce qu’il fût. C’est ma mémoire qui adopte et raccommode ce qu’il a voulu me montrer de la vie, bon et mauvais. Parfois je me rend compte que ces apprentissages qui nous laissent les autres peuvent nous marquer à jamais, combien les autres peuvent nous construire et parfois nous détruire si nous ne sommes pas capables de nous défaire de ce qui ne nous convient pas.


Depuis, je me suis confrontée à d’autres pertes familiales, d’abord mon oncle, après mon copain, et maintenant je revis la perte de mon père car ma tante suit exactement le même chemin.


Depuis toute petite j’étais la prunelle de ses yeux. Bien des choses de ce qu’elle est, font partie de mon identité, c’est maintenant que la mort s’approche lente et inéluctable que je réalise combien sa vie et son amour me traversent. Je suis encore loin je ne peux pas être là pour elle, l’aider à partir est maintenant l’impuissance qui me terrasse. Ce passage là, j’aimerais bien pouvoir le vivre, elle a laissé tellement de choses en moi, et je la sait seule d’esprit. J’aimerais bien pouvoir le faire savoir combien je l’aime, je l’admire, je le suis reconnaissante de tout ce qu’elle m’a donnée. Et la distance c’est ce qui me fait vivre un double deuil, celui de ne pas être là pour l’aider partir et celui de la perdre.

La différence: deux visages d'une même pièce.


Je suis arrivée dans ce pays il y a huit ans. Je n’étais venue au départ que pour deux ans au cours desquels je voulais faire des études. Javais les papiers et un phénotype qui passait sans souci par local, ainsi, « mon parcours devait être facile » me disaient les autres étrangers, sans papiers, ou chez qui la différence raciale était évidente. Ce ne fût pas le cas ; Même si je reconnaît que le passeport est un problème en moins et que le fait d’être semblable aux locaux m’évitait beaucoup de problèmes, j’ai passé plusieurs années de pagaille pour à peine commencer à sentir que je peux me construire une place dans cet univers. 

J’ai appris que la différence est source des difficultés même lorsqu’elle ne se voit pas. Lorsqu’un étranger arrive, qu’il soit perçu comme tel ou pas, il arrive avec son identité dans un contexte, où pour survivre il doit l’effacer, la cacher, et accepter d’être autre chose. Cet apprentissage peut prendre un temps variable selon les personnes, chez moi cela a pris plusieurs années et une dépression grave.

Mais rétrospectivement je vois aujourd’hui que cette résistance à la différence n’est point unilatérale. Lorsqu’on arrive les autres ont du mal avec notre différence, mais nous aussi… nous avons mal de tout ce qui ne ressemble pas à chez nous. De là, la tentation de beaucoup d’étrangers de s’enfermer dans des ghettos qui proportionnent tout ce que le mal du pays nous rappelle ne pas avoir sur place.

Cette difficulté face à la différence me semble être inhérente à nôtre condition humaine. Une fois nous sommes des discriminés la suivante serons des discriminateurs. Notre système cognitif est fait pour discriminer, c’est à nous de domestiquer notre nature pour en faire un outil et pas une arme.

Il y a quelques années, j’ai joui d’une chance merveilleuse, travailler avec des enfants IMC et des autistes, mais cette joie n’est venue aussi vite, le premier weekend d’approche à ces petites personnes a été un choc qui m’a énormément secouée.  C’est le temps qui m’a permis de les connaître chacun avec sa personnalité et ses particularités, c’est le temps qui m’a permis de les accepter en tant qu’êtres humains dont j’avais beaucoup à apprendre.

La pitié face au handicap construit un mur, dans la pitié la différence n’est pas que la différence, la différence est désavantage, la différence est culpabilité, la différence est injustice et lorsque ce mur s’érige le partage et le contact devient froid, lointain, et faux.

Lorsqu’on réussit à voir la différence comme une complémentarité, le contact devient un échange d’égal à égal chacun avec ses particularités.

Mais il ne s’agit point d’effacer la différence car elle est source de richesse, de conflit et d’évolution. Je pense maintenant à la différence entre les sexes, comment sous prétexte d’un idéale légitime comme l’égalité des droits entre les femmes et les hommes on veut nous faire croire que nous sommes égaux… Pour moi en tout cas il est évident que la différence existe, et le problème ce n’est pas la différence en soi, c’est ce qu’on en est capable d’en faire.

Esperando el viento...

Cuando la vida se agarra de un hilo, como las hojas de otoño que quedan en las ramas de los árboles, uno, espectador, espera en vano que el pedacito deotoño que nos separa del invierno no se vaya, mientras que la hojita, agarrada de un "nada" a su rama, espera que el viento la empuje finalmente, que la lleve a volar...

martes, 2 de noviembre de 2010

EL ENEMIGO


El enemigo es una construcción.Colectivamente lo hemos hecho a partir de una imagen borrosa, donde juegan persistentes atavismos que muchas veces no se atreven siquiera a decir su nombre.Nuestro enemigo es el desorden, es la igualdad, es el espíritu libertario que reprimimos con un sentimiento de culpa. El enemigo es el otro. Vivimos la obsesión de encontrarlo a la vuelta de la esquina, armado de manera adecuada para aniquilarnos, para atropellarnos, para acabar con nuestros intereses, con nuestras expectativas.La idea que de él tenemos nos es impuesta a través de mecanismos sutiles. El lenguaje que emplean los medios de comunicación, las imágenes que saltan sorpresivamente sobre las pantallas de nuestros televisores y que desaparecen con velocidad de vértigo, las palabras que se resaltan por sí solas en el torpe discurso político de las gentecitas que nos gobiernan, las sombras que proliferan más allá de los espacios iluminados por la razón, todo eso constituye la parafernalia adecuada para que nosotros vivamos nuestro pobre terror íntimo que se manifiesta en silencios y en especulaciones.Y, sin embargo, en el fondo de cada uno de nosotros quedará siempre una sombra de duda. ¿Será el enemigo el hombre de la Calle del Cartucho que se droga en público y amenaza rompernos los vidrios del automóvil con un palo? ¿Será el enemigo el silencioso ladrón que nos despoja de todo lo nuestro, el atracador que nos atraca, el secuestrador que nos secuestra, el asesino que nos asesina? Permítanme ustedes plantear una duda.47Si trajéramos a Alberto Caeiro y lo sentáramos a dialogar con nosotros en esta conversación que no pudo interrumpir la censura, él nos explicaría con propiedad que el atracador es el atracador y el asesino el asesino y el ladrón el ladrón, pero no el enemigo, porque el enemigo sólo puede ser el enemigo. ¿Y quién es el enemigo? El enemigo, diría él, es el lenguaje que manipula, es la razón que razona, es la verdad que miente, es la bondad que hiere, es la mirada que no ve y el sonido que no dice y el aire que no respira.Entonces uno descubre cuánta razón tiene un poeta que nunca pensó concretamente sobre esto pero lo pensó como hacen los verdaderos grandes poetas. El enemigo no es el hombre que va regando desolación y muerte con hechos concretos como las bombas, porque antes de él está el hombre que va regando desolación y muerte con palabras y hechos ambiguos.Aquí hay ahora un discurso moralizante que da pedradas sin tino ni concierto, y que ha resuelto regresar a la torpe y recurrente disyuntiva entre buenos y malos. Buenos los que están conmigo, dijo Bush en su momento. Malos los otros. Buenos, dice su pobre epígono doméstico, son los que apoyan el referendo. Malos los otros. En el comienzo de la violencia tuvimos un gobierno semejante: buenos los católicos conservadores partidarios del color azul. Malos los otros. Para un régimen de fuerza como ese, como este, todos fuimos enemigos, todos somos enemigos. Pero poco a poco él se aislará en su deleznable pedestal de palabras, como se aisló hace cincuenta años, porque él, el poder, es el auténtico enemigo, que nos manipula con el enemigo de ficción (el hombre de la Calle del Cartucho, el indígena, el pobre) como le viene en gana.Así las cosas, el enemigo es el instrumento de nuestro enemigo, que mantiene su posición aprovechándose de la ingenuidad que nos distingue. A lo largo de décadas ha cambiado de cara varias veces, pero nunca ha perdido su extraño perfil de triunfador en ciernes. Ese enemigo, cualquiera sea, está siempre ad portas de derrotarnos. Qué lástima que no nos hayamos dado cuenta de la jugarreta: quien nos señala a quién debemos odiar y temer, siempre tiene un arma en la mano. Si pudiéramos dejar a un lado nuestro miedo, si estuviéramos en capacidad de reflexionar sin el terror que ahora nos produce el solo hecho de vivir, veríamos que al otro lado de esa ametralladora que se esgrime para protegernos sobreviven seres como nosotros, que nos odian y nos temen, rodeando a su vez a otros seres con ametralladora con la que nos amenazan y los amenazan.48Al exponer nuestra indefensión, podemos comprobar que somos un país acorralado por el horror.Vivimos (si acaso vivimos) dentro de un rechazo permanente de la diferencia, nos aterroriza cualquier cosa que escape de los parámetros que nos han dibujado como esenciales para una convivencia que el poder ha convertido en un imposible. En una confrontación de poca monta, que se pierde en el origen de los tiempos, nosotros, los que tenemos la razón, somos las víctimas de la agresión, los eternamente atropellados y amenazados con el despojo. Ese miedo nos despojó del país. Hoy no somos país.Somos un rebaño de borregos que rodean al lobo que hemos elegido para que nos proteja, el cual nos devora sin misericordia. Obvio, cada rebaño tiene su propio lobo.El agresivo lobo de las motosierras, de las masacres y de las violaciones sin cuento, es íntimo del nuestro.Cada uno, claro está, devora su propio rebaño y no permite dentelladas ajenas en su territorio. Pero uno y otro utilizan al tercero como un espejo indispensable para la confrontación, como un pretexto para hacernos participar en la lucha. Ese tercero, tan cruel y despiadado como los otros, acorrala y es acorralado, golpea y es golpeado, asesina y es asesinado.Y en medio de ese estruendo, de esas ideologías que no son ideologías, de esos intereses que no son los nuestros, y de la corrupción generalizada que extiende sobre todos ellos su mano de ceniza, los tres asustados rebaños que podrían ser un gran rebaño único si lograran levantarse contra la opresión y la muerte, se odian empeñados en mantener una confrontación que sólo le interesa a los poderosos de todos los pelambres y de todos los crímenes.Abramos los ojos. El enemigo es el enemigo.


Por: Fernando Garavito
28 de febrero de 2003